Les points forts d’un stage dans un établissement, pour une équipe, en présence des enfants, sur le lieu d’accueil

• La réalisation directe dans le lieu de travail des professionnels :
D’un point de vue très concret, la pratique artistique s’exerce dans les locaux de vie habituels des professionnelles et des enfants : ceux-ci sont plus ou moins spacieux, plus ou moins bien isolés phoniquement. Ces données sont prises en compte par le formateur qui exerce sa propre créativité pour mener à bien un développement artistique, que ce soit pour la musique et la chanson, le conte et les histoires, le mouvement et la danse, chacun va, peu à peu, apprendre à créer des situations favorables à des propositions de qualité.

• Un travail d’équipe :
Toutes les personnes de l’équipe cheminent ensemble dans cette découverte ou cette réappropriation d’une pratique artistique. Le rôle de chacun dans la transmission de la culture et de l’art est renforcé quand il est travaillé en équipe car chacun ose s’aventurer de façon authentique.

Pour qu’une proposition artistique soit “entendue” et reconnue par l’enfant, il est important que l’adulte en soit un acteur vivant et convaincu. Lorsque l’enfant est très jeune, l’adulte lui signifie ce qui, de son point de vue, est “valable” et donc bon pour lui dans la construction de sa personnalité.

Pour que l’enfant se retrouve dans une proposition artistique, il faut que l’adulte soit convaincu de l’impérative nécessité de ces langages particuliers qui favorisent l’expression des joies ou des “bleus de l’âme”. Ces langages pourront prendre des formes différentes : poésie, conte, chanson, improvisation instrumentale, composition plastique, expression dansée.

• Une place privilégiée pour l’unicité de la personne :
L’art, invitant à un travail personnel et sensible, remet sur le devant de la scène la singularité de chacun dans les lieux collectifs.

• Une pensée sur le projet éducatif :
Sont souvent repensés, à l’occasion d’un stage, la place du jeune l’enfant, de son temps particulier (moins bousculé que celui des adultes), de ses besoins. Est reposée la question du résultat attendu par l’adulte et donc du projet qu’il a en tête pour l’enfant.

Dans ces formations, il n’est pas question de réaliser un bel objet fini, un résultat chorégraphique qui se donnerait à voir, une interprétation musicale structurée et finalisée ; la proposition est de permettre aux enfants de laisser libre cours à leur imaginaire, à leur inventivité, à leur créativité sans quête de résultat à priori. Il s’agit de leur transmettre le goût de ces formes de langage. Ces tout-petits pourront développer leur sensibilité, porter un regard différent sur le monde qui les environne et à leur mesure s’y sentir acteur.

• Un accès à la culture pour tous :
Pour certains enfants, c’est sur le lieu d’accueil que se fera l’accès à des propositions culturelles qui ne sont pas, ou différemment, portées par la famille.…

• Ces stages originaux sont facteur de lien :
Ils se déroulent sur le “temps de vie” de la crèche pendant cinq jours. Le lien avec les familles peut être abordé dans la réalité de leur vie quotidienne. Cette unité de lieu (la crèche), de temps (une semaine ordinaire), de public (les professionnels, les enfants et leurs familles) permet de faire un travail artistique de proximité dans un contexte de vie “réel”. Cette forme de travail permet de vivre et de constater ensemble des possibilités d'échange et de partage nouvelles à partir de la musique.

• Cette formation entraîne une implication individuelle et une motivation de l'équipe :
Le formateur prend en compte les problématiques du lieu et le projet particulier de la structure concernée.

• La méthodologie s'appuie sur une alternance de temps d'animation auprès des enfants et de temps de pratique et de réflexion entre adultes (souvent pendant la sieste des enfants).

• La préparation :
Une réunion ouvre ce type de stage. Elle crée la base de confiance nécessaire à tout travail d'implication personnelle et d'expression et permet d'affiner le projet. C'est un temps où les professionnelles témoignent de leurs souvenirs de pratiques de musique, d’histoires et de contes, de danse. Leurs évocations sont contrastées :
De la nostalgie de la chorale ou de l'harmonie municipale où elles ont pu pratiquer, à la crainte du solo qu'il fallait réaliser devant le professeur de musique du collège avec toute une classe derrière soi…
Du souvenir délicieusement imprécis d’histoires racontées oralement, à la rudesse de l’acquisition de la lecture où le “manuel“ n’est pas toujours un objet bien investi…
De la trace d’avoir été longtemps considérée disgracieuse, maladroite, ou d’avoir rêver être danseuse étoile…

• C’est aussi bien sûr un temps de précision sur l’organisation technique.

• C’est enfin un temps de visionnage de documents vidéo présentant des enfants « en situation ».

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